Une brève note - pour une fois ! - sur la rencontre de mardi soir. Le SV (Sportverein, “association sportive”) Darmstadt 98 est un vénérable ancêtre du foot allemand. Malheureusement pour lui, aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années - ou pour être moins littéraire, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un sugardaddy. Darmstadt est resté longuement abonné à la 2. Bundesliga, malgré quelques brèves promotions occasionnelles, en 79 et 91.

Le club connaît alors une longue descente à la fin des années 1990, relégué en divisions régionales et devant déclarer banqueroute en 2008. La même année, ils sont dans la 3ème division créée en 2008 et plus en ligue régionale. Depuis 2012, ils connaissent un vent de renouveau; ils arrivent en seconde division en 2014 après plus de vingt ans d’absences, et surprennent tout le monde en finissant second du tableau. Exploit est en grande partie du à leur entraîneur, Dirk Schuster, élu meilleur entraîneur allemand la saison dernière, mais qui vient de les quitter pour entraîner Augsburg.

Si leur saison 2015-2016 n’a pas été exceptionnelle, elle n’en fût pas moins meilleure que celle de Hoffenheim : Darmstadt a fini 14e, soit une place devant, avec tout de même 7 victoires à l’extérieur, notamment contre Leverkusen… et mon bien aimé Hoffenheim. Le match extérieur de Hoffnehim contre Darmstadt s’est soldé par un nul.

Après s’être incliné 2 à 0 contre le FC Köln cette année, ils ont vaincu le Eintracht Frankfurt (mais celui-ci n’a échappé que de peu à la relégation l’an dernier, ne dépassant le FC Nürnberg que d’un maigre but lors des matchs de barrage. Et ils ressortent d’une correction sévère contre Dortmund (6-0).

Malheureusement, Darmstadt joue le jeu de contre face auquel le 3-4-1-2 que Hoffenheim semble privilégier en ce moment se montre rarement efficace. Mais ne partons pas défaitiste et espérons que Julian Nagelsmann a trouvé comment ne pas concéder bêtement face à ce style…

Résultat

La bonne nouvelle, c’est que Hoffenheim n’a toujours pas essuyé de défaite. La mauvaise, c’est qu’il n’y a toujours pas de victoire non plus. Après une première mi-temps peu inspirée, les hommes de Nagelsmann ont mené une offensive parfaite dès le début de la deuxième moitié du match. Mais malgré de nombreux efforts, ils ne parvinrent pas à faire le break et se mangent un but d’égalisation à une minute de la fin. Résultat rageant, mais soyons honnête : la défense, qui semble rester plus solide, a tout de même multiplié les fautes dangereuses et j’ai vu deux-trois choses dans la surface de Hoffenheim qui auraient sans doute mérité un penalty (et, à entendre les sifflets du public de Darmstadt, l’arbitre ne s’est pas fait des amis). Si le but de Kramaric était tout de même particulièrement splendide, le manque de réussite (et peut-être un peu d’inspiration) de Wagner et Vargas déçoit quelque peu.