A propos

Longtemps je n’ai pas aimé le football. Toujours j’ai aimé l’Allemagne.

Un jour glorieux de juin 2010, la Nationalmannschaft réduisait à néant - éternel running gag toujours agréable depuis les années 1960 - les espoirs anglais, en l’emportant 4-1, dans un match dont l’arbitrage était certes désastreux, mais où le jeu allemand m’est apparu dans la splendeur de sa construction aussi collective que lisible pour l’amateur peu éclairé que j’étais - et que je suis toujours. Mon anglophilie s’est toujours arrêté au sport; je ne pouvais donc qu’adorer une équipe capable de mettre fin aux discours incessants que j’entendais alors sur la supériorité des Three Lions. Et ainsi, je suis devenu un fervent supporter de l’équipe d’Allemagne (il faut bien dire que l’équipe de France, cette même année, ne donnait pas de folles envies de patriotisme en matière sportive). Et je lui suis resté fidèle, la soutenant même lorsqu’une équipe de France renouvelée, alliant un talent indéniable à une chance non moins certaine vint avoir raison des hommes de Jogi Löw à l’Euro 2016.

Disons le tout net : je n’ai aucune culture footballistique, et je goûte presque uniquement les charmes spectaculaires d’un jeu d’attaque permanent. Je conviens volontiers que les défenses imprenables sont techniquement impressionnantes, que la danse ivre du tiki-taka sans attaque frontale peut avoir son charme, particulièrement pour les amoureux de trigonométrie. Néanmoins, rien ne me plaît plus qu’une bonne vieille offensive forcenée, collective, avec dans l’idéal ce brin de talent individuel immortalisé dans les années 1970 façon und Netzer kam aus der Tiefe des Raumes.

C’est à ce moment que j’ai pris la décision de me pencher un peu plus sur le football, et sur ce qu’on me décrivait toujours comme sa forme supérieure, le football de club. En bon germanophile, je ne pouvais que m’intéresser à la Bundesliga, et n’ayant pas d’attache particulière sur le territoire allemand, me restait à choisir un club dont le style m’intéressait. J’ai opté pour Hoffenheim, qui à défaut d’une longue histoire, avait pour lui sa stratégie d’attaque tellement excessive, le désastre de sa défense, son impopularité légendaire, et un potential dramatique sans pareil.

Ce blog me permet de ne pas rendre fou la moitié de mes followers Twitter en décrivant, en avance, les clubs que Hoffenheim va rencontrer - c’est aussi à bien des titres un carnet de note personnel qui me permet aussi bien de ne pas oublier les quelques lectures que j’ai faite sur le sujet avant chaque match que de noter (bien plus brièvement !) mon impression après la rencontre.

Incapable de fournir un commentaire tactique de quelconque valeur, je me concentre plus sur l’histoire des clubs, dessinant au passage une version très vulgarisée et bien trop chargée en anecdote d’une histoire de l’Allemagne et de son football au XXe siècle. Si le lecteur, au passage, peut y concevoir un peu d’affection pour ce pays qui m’est cher, et oublier Battiston, la défaite de Guadalajara et le quart de final de 2014, j’aurais largement dépassé mon objectif.